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Bienvenue sur Entreprise Kacimi
Dans le cadre de l'aide à la gestion des risques professionnels, des médecins de l’APMT-BTP ont entrepris une
réflexion sur leu rôle de conseiller de l'employeur en matière de risque chimique.
Ils ont choisi de cibler leur action sur les entreprises de peinture, car celles-ci ont souvent des effectifs de moins de 50
salariés, voire moins de 10 salariés. Or les salariés de ces entreprises sont souvent confrontés à une multi-exposition, au
risque chimique et à des polyactivités.
Pour mémoire, soulignons qu'en 1997, 14 746 peintres ont été suivis dans notre service, 11154 travaillait dans des
entreprises de moins de 50 salariés.
L'objectif de l'étude était de faire le point sur les conditions de travail actuelles sur les chantiers, les modes opératoires,
les produits utilisés et les mesures de prévention existantes. Dans un second temps, après analyse, la restitution se fait
d’une part sous forme de conseils pratiques prodigués aux employeurs, d'autre part, sous forme d'ordonnances de
prévention remises et expliquées aux peintres.
6 médecins ont participé à l'étude, de juillet 1998 à janvier 1999, et 31 chantiers ont été ainsi analysés.
Une fiche de chantier, élaborée au préalable, a été remplie à l'occasion de chaque visite de chantier de peinture et étude
de poste. Elle nous renseigne sur
- les effectifs
- les produits utilisés
- les nuisances rencontrées, les tâches annexes et les plaintes éventuelles
- les documents relatifs au chantier
- la formation et l’information des salariés
- l'hygiène et les cantonnements existants
Le faible nombre de chantiers étudiés s'explique par les difficultés rencontrées, que ce soit pour obtenir les coordonnées
précises des chantiers, pour l’accès à ces derniers ou enfin pour rencontrer les employeurs, notamment dans le cadre des
petites entreprises artisanales.
Sur les 31 chantiers étudiés, 24 sont des chantiers de réhabilitation et 7 des chantiers neufs.
L'effectif moyen est de 3 peintres pour les travaux en intérieur, 4 peintres pour les travaux en extérieur.
En moyenne, 3,7 produits sont utilisés par chantier avec des extrêmes allant de 1 à 16 produits.
Les autres nuisances rencontrées sont essentiellement le bruit et les poussières de silice. On retrouve également, dans le
cadre des nuisances chimiques, des expositions à des colles de type néoprène, à rattacher à la polyvalence des peintres
en bâtiment: activité de collage de papiers peints, de moquettes, de dalles plastiques, de joints.
Du fait de la courte durée et du faible volume des travaux, la plupart des chantiers étudiés ne nécessite pas l'élaboration
d’un Plan Particulier de Sécurité et Protection de la santé.
Dans le même ordre d'idée, la fiche technique des produits est absente dans 67% des cas.
On peut par ailleurs souligner que les fiches de données de sécurité ne sont jamais à la disposition des salariés, et
quelles sont obtenues, dans 90% des cas, par le médecin du travail.
La moitié des salariés se dit informée des risques chimiques existants. La formation est acquise en premier lieu grâce à
l'expérience professionnelle, puis viennent la formation assurée par le médecin du travail, par l'école et enfin, par
l'encadrement.
En matière d’hygiène, le white-spirit reste largement utilisé par nos peintres. Les 2/3 l’utilisent pour le lavage des
mains, et 10% d’entre eux pour le lavage du visage, à raison d'une fréquence moyenne de 2 fois par jour, correspondant
à la pause du repas de midi, et à la fin de la journée de travail.
Les savons adaptés, type microbilles, restent peu utilisés. Méconnaissance? Coût? En revanche, d’autres produits moins
adaptés sont utilisés, comme la vaseline, fréquemment citée, l’huile de table, et même l’acétone.
De façon globale, la moitié des salariés ont à leur disposition un appartement servant de réfectoire, de vestiaire et même
de lieu de stockage des produits chimiques. Parfois, cet appartement est le lieu même de travail.
Pour 1/3 des salariés, le cantonnement est réduit à une cave, voire un couloir en sous-sol, souvent non ventilé. Il s'agit
souvent de peintres effectuant des travaux de réhabilitation intérieure, appartements, cages d’escaliers.
Enfin, 80% des chantiers disposent d'eau courante : 60% des chantiers en extérieur et 94% des chantiers en intérieur. Il
est à noter que, parfois, l'alimentation en eau est réduite à un robinet dans une cour d’immeuble.
Nous avons, pour chaque chantier visité, évalué le risque chimique auquel les peintres étaient exposés.
Pour cette analyse nous avons séparé les chantiers en extérieur des chantiers en intérieur.
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